L’Algérie a officiellement déposé l’instrument de ratification du Traité portant création de l’Agence Africaine du Médicament. L’annonce a été faite par le Ministre de l’Industrie Pharmaceutique le Dr Abderrahmane Djamel Lotfi Benbahmed, lors de sa participation aux travaux d’une table ronde portant sur l’Agence Africaine du Médicament : Vision et Stratégie pour le Continent Africain, qui s’est tenue mardi 22 juin, par visioconférence.
A l’initiative de Michel Sidibi, l’Envoyé Spécial de l’union Africaine pour l’Agence Africaine du Médicament, la table ronde a regroupé un panel d’intervenants comprenant notamment : Dr Margareth Ndomondo Sigonda coordinatrice AMRH, AUDA NEPAD – Mme Emer Cooke Directrice Générale de l’Agence Européenne du Médicament EMA – Dr Abderrahmane Djamel Lotfi Benbahmed, Ministre de l’Industrie Pharmaceutique de l’Algérie, au côté des Ministres de la Santé de la République Démocratique du Congo, de l’Egypte et du Cap Vert. Le panel comprenait également un représentant de la Fédération Internationale des Associations et Fabricants Pharmaceutique (IFPMA) et celui de l’Alliance Internationale des Association de Patients (IAPO) qui ont coorganisés la table ronde.
Lors de son intervention, le Ministre de l’Industrie Pharmaceutique a passé en revue l’évolution du secteur pharmaceutique en Algérie qui comprend actuellement plus d’une 100éne d’unités de production, pour un marché du médicament estimé à 4 milliard d’Euro couvert a 66% par la production nationale.
Le taux de croissance de la production nationale a connu un rebond considérable, à la faveur de la décision du Président de la République Abdelmadjid Tebboune de créer un ministère spécialement dédié au secteur, passant de 50% de couverture de part de marché, en 2019, a plus de 66% en 2021.
A propos des attentes de l’Algérie concernant l’Agence Africaine du Médicament, le Ministre de l’Industrie Pharmaceutique a exprimé le souhait de voir cette agence harmoniser, à l’échelle continentale, la règlementation pharmaceutique ; à travers une harmonisation des systèmes d’enregistrement et une mise à niveau réglementaire dans l’ensemble des pays du continent. La création de l’AMA permettra entre autre, la centralisation de l’enregistrement des médicaments essentiels pour les besoins communs du Continent.
Le Ministre de l’Industrie Pharmaceutique a également exprimé le vœu de voir l’Agence Africaine du Médicament jouer un rôle dans la mutualisation des moyens au niveau continental ; s’agissant de l’inspection des sites de production, du renforcement du Contrôle -Qualité et de la formation a même de booster le Recherche et le Développement à travers les essais cliniques qui faciliteront l’accès à l’innovation et la création de pôles d’excellence spécialisés dans les domaines de biotechnologie tels que les sérums et vaccins, les antirétroviraux et l’oncologie.
S’agissant de la pandémie à Covid-19 qui a révélé l’insuffisance continentale en matière de souveraineté sanitaire ; puisque les populations africaines sont les populations les moins vaccinées au monde. A l’heure ou l’Algérie ainsi que d’autre pays en Afrique réalisent des projets d’investissement pour produire le vaccin anti-Covid, Le Ministre de l’Industrie Pharmaceutique a exprimé le souhait de voir l’Agence Africaine du Médicament jouer un rôle très important pour promouvoir ce type d’initiatives, les coordonner et les généraliser à d’autres problématiques qui touchent le continent africain.



